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Thème du travail : Marques des tâcherons et signatures lapidaires au Moyen Age. 




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Grand Prieuré Magistral de Suisse : Chapitre National

8 octobre 2016




Publications

Travail de peinture Templière et reproduction de Blason

Plaquette de présentation du travail en peinture du Chevalier Amélie Eulry, à Metz.





Livre d'Or

Vos commentaires et signatures sont les bienvenus.




PUBLICATIONS

Pages 1 - 2


Histoire de l'Ordre du Temple

Marie Delclos et Jean-Luc Caradeau

– Ed. Trajectoire, 2011, 352 p. –


« L’histoire de l’Ordre du Temple » est un texte haletant qui se lit sans trêve et qui comporte des analyses réellement novatrices, appuyées sur des documents incontestables.

C’est un travail considérable et original que les auteurs ont effectué, en véritables historiens, sur l’énigmatique Ordre du Temple. Plusieurs aspects très rarement abordés sont ici développés. Si l’on connaît généralement les Templiers comme moines soldats et bâtisseurs de forteresses, peu savent qu’ils furent les inventeurs de la lettre de change, les détenteurs de la première Marine de l’époque, les possesseurs de biens immobiliers considérables ou encore les propriétaires de vastes haras…

Pas à pas, l’élaboration de l’Ordre du Temple est décortiquée, depuis la victoire de Charles Martel à Poitiers, en passant par la querelle des deux pouvoirs rivaux, celui du pape et de l’empereur. Sans omettre l’opportunisme formidable d’Urbain II qui a été tenté de réunifier un monde chrétien séparé depuis le Grand Schisme. Fort bien décrite, la première croisade débouche sur la fondation du royaume de Jérusalem et la création de la Milice des pauvres Chevaliers du Christ en 1119.

En fin d’ouvrage, des documents essentiels viennent compléter cette étude : la liste des grands maîtres de l’Ordre, les implantations du Temple à Paris et ailleurs, ainsi qu’une chronologie des croisades.

Extrait de la table des matières : PREMIÈRE PARTIE : une vision de l'histoire : Les racines carolingiennes - La chevalerie et la paix de Dieu - La première croisade et le Royaume Franc de Jérusalem - Neuf chevaliers... SECONDE PARTIE : Esotérisme, mystères et légendes : Le contexte - La question de l'Arche de YHVH - La malédiction du 18 mars - Les mystères des graffitis - Les templiers en Amérique - Le Trésor du Temple... TROISIÈME PARTIE : Le Temple est mort, vive le Temple - Le Temple et la Franc-maçonnerie...


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Arn, chevalier du Temple

Peter Flint

– Film suédois (3h22, deux DVD, 2009) –


« Arn, chevalier du Temple » est un film suédois de Peter Flinth, tiré de la trilogie de l'écrivain Jan Guillou. C'est dans sa version longue que le film prend toute sa valeur et développe tous les tenants et aboutissants d'une histoire complexe, mêlant amour, querelles dynastiques et croisades.

Le scénario est centré sur l'histoire d'amour entre Arn Magnusson et Cecilia Algotsdotter. Trahis et convaincus d'avoir conçu un enfant hors mariage, les deux héros sont condamnés à 20 années de pénitence au service de Dieu.

Cécilia les passe en Suède dans un couvent qui n'échappe aps aux intrigues politiques de son époque. Arn, formé dans sa jeunesse à l'art de la guerre par l'ancien chevalier templier Guilbert (Vincent Perez), est incorporé par ce dernier dans l'ordre du Temple et envoyé servir en Terre Sainte. Là, il rencontre Saladin avec qui il établit de relations de respect mutuel.

Arn participe activement aux batailles de Montgisard et Hattin. A son retour en Suède, il retrouve Cécilia, qui l'a fidèlement attendu, et leur fils Magnus. Après quelques années de tranquillité, le chevalier du Temple qu'il était devient l'âme de l'unification du royaume de Suède, alors déchiré par la lutte des clans Folkungar et Sverker. Ami fidèle du roi Knut, il s'oppose à son successeur Sverker II, qu'il défait lors bataille décisive de Gestilren.

D'un point de vue historique, le film s'avère très satisfaisant, en évitant les anachronismes habituels de nombreux films médiévaux tout comme ne se bornant pas à une discours simplificateur sur les croisades. Les protagonistes ont des discours et des comportements de leur temps. Costumes, décors et images sont somptueux, avec là encore une volonté marquée de rigueur historique.

Si la réalisation est vraiment soignée, le scénario ne laisse cependant pas prise à beaucoup de surprises. Par ailleurs, la multiplication imbriquée de nombreux « retours en arrière » pénalise un peu le rythme du récit dans la première heure du film. L'histoire prend ensuite son véritable envol avec l'arrivée d'Arn en Terre Sainte et sa lutte dans l'honneur contre Saladin. Le film s'appuie enfin sur de véritables personnages positifs et permet d'autant mieux de s'attacher à leurs destins et à leurs aventures.

« Arn, chevalier du temple » est sans aucun doute une très belle réussite cinématographique, à la fois historique, épique et attachante.

(Commentaire de Frédéric Bey sur Amazon)


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Les Templiers : Les archives secrètes du Vatican

Jacques Rolland

– Ed. Trajectoire, 2008, 255 p. –


L'auteur publie son cinquième ouvrage sur le mystère des Templiers. Il utilise, ici, des archives inédites du Vatican, traduites par des Chartistes, qui exposent en détail les accusations terribles portées par la justice de Philippe IV le Bel contre les malheureux chevaliers. Des accusations assurément fausses et montées de toutes pièces.

Mais les révélations les plus intéressantes concernent la naissance de l'ordre, dont l'expansion soudaine et brutale après la prise de Jérusalem, sonne comme une revanche : celle de Justes qui rejettent les fleuves de sang versés par les croisés. Mais également la révolution sociale prônée par l'ordre qui bouleverse les relations entre les hommes au sein des commanderies, chacun portant la croix qui en fait un protégé du Temple. Les barrières sociales sont alors brisées et c'est un véritable Etat dans l'Etat qui se dresse dans le royaume de France.

Quant aux relations entre Templiers et chevaliers arabes, elles aussi font l'objet d'une révision déchirante... On comprend mieux, allant de découvertes en découvertes, ce qui a conduit Philippe IV le Bel, au-delà de ses problèmes d'argent, à abattre le Temple. Et le lecteur prend alors conscience que rien ne s'est passé comme il est écrit jusqu'à présent. Car ce sont moins de 700 Templiers qui seront arrêtés dans les 2000 commanderies que compte le pays. Où sont donc passés les autres ?


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La compagnie des menteurs

Karen Maitland

– Ed. Sonatine, 2010, 563 p. –


1348. La peste s'abat sur l'Angleterre. Rites païens, sacrifices rituels et religieux : tous les moyens sont bons pour tenter de conjurer le sort. Dans le pays, en proie à la panique et à l'anarchie, un petit groupe de neuf parias réunis par le plus grand des hasards essaie de gagner le Nord, afin d'échapper à la contagion. Parmi eux, un vendeur de saintes reliques, un magicien, une jeune voyante, un conteur, une domestique, deux musiciens italiens, un peintre et sa femme enceinte.

Neuf laissés-pour-compte qui fuient la peste mais aussi un passé trouble. Bientôt, l'un d'eux est retrouvé pendu, puis un autre démembré, un troisième poignardé... Seraient-ils la proie d'un tueur plus impitoyable encore que l'épidémie ? Et si celui-ci se trouvait parmi eux ? Toutes les apparences ne vont pas tarder à s'avérer trompeuses et, avec la mort qui rôde de toutes parts, les survivants devront faire preuve d'une incroyable sagacité, au milieu des secrets et des mensonges, pour trouver le mobile des meurtres et résoudre l'énigme avant qu'il ne soit trop tard.

Avec cette formidable évocation du Moyen Age, d'un réalisme stupéfiant, saluée comme un événement majeur dans le monde entier, Karen Maitland nous offre un roman qui captive et ensorcelle le lecteur jusqu'à l'incroyable coup de théâtre final. Rarement authenticité historique et sens de l'intrigue auront été conjugués avec un tel talent.


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